24 février 2009

PHILIPPE EST ALLE A NEW YORK ET TOUT CE QUE J'AI EU C'EST CE POST A DEUX BALLES.



Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Or donc Philippe s'est retrouvé dans un avion pour New York, et une fois à Manhattan et ben y avait une convention de comics. Alors il y est allé (il est comme ça Philippe).

Et pour que tout le monde en profite, il a pris des photos.

Et les voici :

Déjà, dans les conventions américaines, on est bien accueilli.

Dans les conventions américaines, on croise des gloires internationales, comme par exemple Gérard, scénariste ou co-auteur de plein de bédés et de romans à succès. Gérard a aidé pour les photos, merci Gérard.

En Amérique, les fans sont cools.

En Amérique, les pirates sont à la mode, et elles sont cools. Les mangas aussi sont à la mode, mais ça c'est partout.

Dans les conventions américaines, on croise aussi des héros cosmiques, comme
Jim Starlin.

... ou Rob Liefeld himself !

Paul Levitz : il n'a jamais voulu inclure Northampton Lad dans la Légion des Super-Héros.

José Luis Garcia-Lopéz : la classe.

Grandeur et décadence : en 2009, Bill Sienkiewicz boit de l'eau.

Brian Bolland : a british gentleman.

Gene Colan : a living legend.

Lee Bermejo : a pote.

Simone Bianchi : another pote.

Gabriele Dell'otto : a third pote.

Spoiler alert : Phoenix revient !

Spoiler alert : Lou Ferrigno n'est jamais parti !

Jim Steranko : another living legend.

En Amérique, les Ugly Dolls poussent dans des poubelles.

En Amériques, les Ugly Dolls sont aussi plus grosses qu'ailleurs.

Neal Adams : a third living legend. Sans Neal Adams, Daniel ne serait pas parmi nous aujourd'hui : merci Neal.

Olivier Coipel est malin : pour pas qu'on l'embrouille, il est venu avec super-Guile !

David Finch n'est pas là pour plaisanter, il faut dire qu'il y avait beaucoup de fans à son stand.

Kevin Nowlan : la classe aussi.
Walter Simonson : la classe à l'américaine.

Michael Golden : toujours dans le bizness.

Carmine Infantino : il est le bizness.

Joe Sinott : oui, le Joe Sinott.

Kevin Maguire faisait surtout des gros plans de héros : étonnant non ?

Marv Wolfman a plus de barbe !

A un bout de la convention, il y avait Peter Laird...

A l'autre bout de la convention, il y avait Kevin Eastman... (Comme Philippe est un peu fleur bleue, il a trouvé ça un peu tristus.)

Heureusement, il ya vait aussi Red Sonja !!!

Là, on voit bien que Philippe est un peu déçu : Eduardo Risso n'est pas venu déguisé en Dizzy...

Pourtant, certaines avaient fait des efforts.

Alex Maleev : grâce à lui, Philippe et Philippe sont dans Daredevil !

Ici, on voit Claire, qui fait partie de la famille Arkham, et Dan Didio, qui fait partie du DC Universe.

Grant Morrison peut être fier : depuis qu'il a mis des héros asiatiques partout, c'est la mode.

Andy Kubert à l'ouvrage.

Là, on voit bien que cette photo est floue : Philippe était troublé, il faut dire que Deanna Troy est bétazoïde, et les bétazoïdes lisent les pensées.

La dream-team Hellblazer : Peter Milligan et l'excellent Giuseppe Camuncoli (un bon pote).

La dream-team Doctor 13 : Brian Azzarello (un autre pote) et Cliff Chiang.

2009 sera l'année GI Joe, et n'oublions pas que dans GI Joe, il y a la Baroness..

Jim Shooter : ça fait deux scénaristes de la Légion !

C'est Gwen Cooper ! De Torchwood ! Désolé pour le flash, Gwen...

Cette année, Dave Gibbons pète la forme. On se demande bien pourquoi...

Peut-être parce que son livre le plus connu inspire enfin les artistes de rue.

En fait, Jason Aaron a l'air beaucoup plus sympa que ses personnages...

Patrick, scénariste de renommée mondiale, et Docteur Strange, sorcier suprême.

En résumé, les conventions américaines, ça cartonne.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, merci de votre attention.

A date with the Niouzeletter.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Nouvelle semaine, nouveau Previews, ... la Niouzeletter, c'est un peu le renouveau permanent, ce qui pour des vieux croutons comme Philippe & Philippe n'est pas, croyez-nous, une mince affaire. Mais je sens que vous vous impatientez et que ce qui vous intéresse vraiment, ce sont les comics.

Alors voici :


On a longtemps espéré le volume 1, et depuis qu'il est paru, on attend impatiemment le volume 2 (on est comme ça nous les fans de comics, jamais satisfaits). Et bien le voici, le deuxième tome de l'intégrale Starman, la meilleure série mainstream des années 90... (Message à caractère personnel : le petit Antoine n'a désormais plus la moindre excuse pour laisser ses libraires lambiner avec son sac de résas...).

Si vous ignorez encore que la Nuit la Plus Noire arrive, c'est que Dan Didio, le rédac chef de DC, n'a pas bien fait son boulot... Si vous êtes au courant, vous savez que les titres Green Lantern et GL Corps on entamé leur phase de "prequel" à l'évènement. En ce moment dans Green Lantern par exemple, on assiste à la Rage des Red Lantern, et sa débourre (comme on dit), grâce au duo de choc Geoff Johns / Ivan Reis. Il est encore temps de se raccrocher aux wagons !

Et cette actualité GL a de bons côtés : voici la mini série Tales of the Green Lantern Corps écrite par Mike Barr dans les années 80, qui n'avait jamais été rééditée jusqu'à présent. Et en prime, une couv' hommage au grand Gil Kane par Brian Bolland !

Pendant ce temps, chez Marvel, on se prépare à une autre sorte d'évènement : le film consacré à Wolverine. Attendez-vous donc dans les semaines et mois qui arrivent à un déluge de titres consacrés au mutant velu (qui a dit "comme d'habitude ?"). Pour commencer, une nouvelle storyline dans Wolverine Origins à partir de ce N° 33 : Weapon XI, qui en dit plus sur Daken (le fils), Romulus (la nemesis) et Nick Fury (le pote borgne). C'est par Daniel Way et Doug Braithwaite, et là aussi, ça débourre (comme on dit).

Tout ça, plus le HC de Beanworld annoncé la semaine dernière, mais qui n'arrive qu'aujourd'hui (Philippe tremble beaucoup), le cinquième Mouse Guard Winter 1152, le retour des Defenders dans Rulk N°10 (yeh !), le Previews nouveau (oui on l'a dit plus haut, mais on préfère insister), est arrivé à Arkham.

Et vous, c'est quand que vous arrivez à Arkham ?

Philippe & Philippe, bikini clerks with machineguns.

20 février 2009

Il Était Une Fois Arkham (Duck, You Sucker)

Il Était Une Fois Arkham (Duck, You Sucker)

19 février 2009

Véhéf & Domination Globale-Un Roman-Photo.


Philoü : Et si on applique mon plan, sous peu, nous dominerons le monde !
Philippe : Ouais !



Philoü : ...
Philippe : ...
Philoü : Bon, ben c'est pas tout ça...


Philoü : ...mais j'ai encore d'autres clients à livrer.
Philippe : Ouais, et moi, faut que j'm'occupe de l'arrivage. Ben salut.
Philoü : Salut.


Philippe : Ah, salut Philoü. C'est une bonne semaine.
Philoü : Ouais, t'as pas mal de réa.
Philippe : Cool. A+
Philoü : Ouais.



Et voici vos nouveautés présentées par deux grands anciens :

Elles n'attendent plus que vous !

A bientôt,

Philippe & Philippe, l'un est un roman, l'autre est une photo.

Spéciale dédicace à Philoü. A star is born !!!

17 février 2009

La Niouzeletter du début des haricots.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

En préambule, Philippe aimerait formuler une spéciale dédicace. Laissons lui la parole.

Ouais, c'est Philippe, de Philippe & Philippe. Voilà, ça fait plusieurs semaines que je veux relire Marvels. Je l'ai donc commandé. Et on me le livre pas. Ce sont toujours les cordonniers qui sont les plus mal chaussés. Et qui va m'arranger le coup ? DANINO !!! C'est Danino qui va me prêter SES Marvels. Je tenais à l'en remercier publiquement !

Et maintenant, reprennons le cours normal de notre niouzeletter.

Et oui, ça fait déjà une semaine que vous avez reçu la Niouzeletter précédente... Diable comme le temps passe, me direz vous. Heureusement qu'en attendant ce mail (et donc les News), on peut s'instruire en parcourant le délicieux blog d'Arkham ( http://arkham-comics.blogspot.com/ ), où de multiples merveilles, ainsi que des commentaires de Daniel, sont régulièrement postés. Mais là, maintenant, je sens que ce sont surtout les comics qui vous interresse. Alors voici : La série
Grendel de Matt Wagner, originellement publiée chez Comico il y a très très (très) longtemps, présentatit l'inhabituelle caractéristique de devenir de plus en plus indispensable au fil des épisodes. Vers la fin, alors que l'action se situe en 2530 et que la Terre est sous l'emprise de hordes de vampires, un nouveau dessinateur faisait en outre sont entrée : un certain Tim Sale... Devil's Reign reprend cette storyline, 184 pages de maestria. Vous ne lisez pas Dynamo 5 ? (Baisse la main Fredo, on sait que toi tu le lis...) : il n'est pas trop tard, voici le numéro 0. 99 centimes de $ pour découvrir les enfants illégitimes de "Captain Dynamo" (qui ne trompe personne), chacun ayant hérité d'un de ses pouvoirs. Jay Faerber assure ! Vous ne pensiez tout de même pas que vous alliez échapper à une nouvelle couche de Beanworld au moment où le tome 1 de l'intégrale arrive (chez Dark Horse) ? Sachez pour votre gouverne que Philippe (c'est moi) va ajouter pour l'occasion une quatrième version de ce sublime opus à sa collec... Pas facile à décrire, Tales of the Beanworld. Essayons par l'exemple, avec 3 pages : Et terminons par un rappel : La semaine dernière est arrivé le premier tome de la réédition parfaite des d'Swamp ThingAlan Moore, Steve Bissette et John Totleben. Couverture rigide, papier mat hyper chic, édition intégrale... Sans parler du contenu, la meilleure BD d'horreur moderne qui soit. "Sophisticated Suspense", indeed. Tout a commencé là. Nuff said ! Tout ceci, mais aussi le reste, comme le 5ème volume des Savage Sword of Conan, le 12ème Kabuki Reflections (David Mack est tellement rare qu'il vaut mieux signaler sa présence !), le 1er TPB de l'excellente série Captain Britain & MI13, et du réassort de Batman 686, scénarisé par un certain Neil Gaiman, vous attend à la boutique.

Alors, à tout d'suite !

Philippe & Philippe, sunglasses after dark.

NON, LA VEHEFE N'A PAS DE RAISON DE SE PLAINDRE !

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

Pour une fois vous, les lecteurs de VF, n'êtes pas traités par le destin comme la cinquième roue du carrosse ! Réjouissez vous, non seulement l'ineffable
Philippe est passé le mardi, (devançant ainsi d'au moins 24h l'arrivage de comics en VO), mais en plus, sa hotte débordait de présents faramineux ! Jugez plutôt :


Il paraît que c'est la crise, et pourtant la meilleure BD du monde ne coûte que 15 € !



Que les nantis se rassurent, on trouve également la meilleure BD du monde en version de luxe à 30 € !


Buffy saison 8, ça continue dans ce tome 3, qui se passe à Tokyo... Dawn mesure 30m de haut : devinez qui elle imite ?


100 Bullets, la série écrite par un pote, continue avec le vol 7, baptisé pour l'occasion "100 Balles Pour Un Privé". Et oui...


Joker couverture rigide, un one-shot magistral réalisé par deux potes :
Brian Azzarello (voir ci-dessus) et Lee Bermejo. Miam !


Le livre du destin, c'est le deuxième recueil de la série Brave and the Bold, qui voit se croiser les héros DC connus et obscurs. C'est beau, c'est du
George Pérez !


Pour la meilleure histoire de Batman depuis Year One (carrément), c'est par ici :
Morrisson + JH Williams III + un milliardaire excentrique + des justiciers has been... à lire absolument avant R.I.P. ...


Le Môtard Fantôme ! Vroouuuuuuuuum Vroum Vroum Vraaaaaaaaaaaouuuuuuuuuuum !!!


Pour les inconditionnels d'
Alex Ross, Marvels édition hyper de luxe, grand format, boîtier, suppléments, etc.

Pour les nostalgiques et
Daniel, il restera toujours Neal Adams. Alors que débute la Secret Invasion, petit cour de rattrapage sur la guerre entre les Skrulls et les Kree, avec les Vengeurs au milieu. Ah, les 70s !


Whoa le bel album Fusion ! Le tome 4 de la Tour Sombre d'après le (
Stephen) King !!!


JMS (nous on l'appelle JMS, c'est plus simple) a créé Babylon 5, il a écrit plein de Spider-Man choeuttes, Supreme Powers, Brave & the Bold (voir plus haut), l'avant-dernier Eastwood (Changeling). Et quand il s'ennuie, il fait The Twelve avec Chris "The Filth" Weston, une série avec des héros du golden age, aujourd'hui en 100% Marvel !

On n'oublie pas
l'intégrale Wolverine 1990, avec un beau dessin de Jim Lee en couverture (faites un effort d'imagination), ni la réédition de Sleeper par Brubaker & Sean Philips (ceux qui font Criminal), ni non plus le fort agréable Sloth (ça veut dire paresse) de Beto "Love & Rockets" Hernandez, chez Vertigo.

Philippe nous informe que Jeudi, il revient (avec juste du réassort, pour Février c'est fini) : des menaçes maintenant, c'est du joli !

Venez donc nous débarrasser de tout ça, par pitié !

Philippe & Philippe, le courageux et le téméraire.

16 février 2009

WHO I AM, HOW I COME TO BE.

En 1987, Frank Miller et David Mazzucchelli, l'équipe artistique qui a produit Daredevil : Born Again pour Marvel Comics, unissent à nouveau leurs talents, cette fois-ci sous la houlette de DC Comics, pour livrer, avec Batman #404-407, une relecture brillante des origines du Dark Knight. Assistés de Richmond Lewis pour les couleurs, un détail qui a son importance, les auteurs nous content les 11 premiers mois d'activité de Batman.

"HE WILL BECOME THE GREATEST CRIMEFIGHTER THE WORLD HAS EVER KNOWN...
IT WON'T BE EASY"

Le ton est donné dès les premières pages. Deux hommes, dont les routes ne cesseront de se croiser, débarquent à Gotham City.

Le lieutenant de police James Gordon, tout juste muté, arrive en ville après douze heures d'un voyage pénible en train. Barbara, sa femme, voyage en avion, son mari refusant qu'elle affronte le même calvaire que lui.

C'est par voie aérienne également que Bruce Wayne, héritier de la famille Wayne, fait son retour dans sa ville natale, après douze ans d'absence. Il aurait préféré le train. Il aurait voulu voir l'ennemi.

Car Bruce Wayne revient à Gotham City et entend bien changer les choses.

"HE HAS TRAINED AND PLANNED AND WAITED EIGHTEEN YEARS.
HE THINKS HE'S READY..."

18 ans auparavant, Bruce Wayne assiste, enfant, au meurtre de ses parents. Et depuis ce jour, il n'a qu'une seule idée en tête : combattre le crime et la corruption qui gangrène sa ville. Et pour se faire, il s'est entrainé durement, sans relâche. Il pense qu'il est prêt. Mais sa première sortie dans les quartiers chauds de la ville, qu'il visite sous le déguisement d'un vétéran de guerre, tourne à la catastrophe. Blessé par la police, il parvient péniblement à regagner le Wayne Manor, alors qu'il se vide de son sang. Et lorsqu'une chauve-soirée traverse l'une des grandes fenêtres de la maison, il y voit un signe. Il deviendra l'une des ces créatures de la nuit. Il deviendra Batman.


"THEY'VE GOT HIM CORNERED
THEY'VE GOT HIM OUTNUMBERED
THEY'VE GOT HIM TRAPPED.

THEY'RE IN TROUBLE."

Dans le même temps, Gordon prend ses fonctions au sein du département de police de la ville de Gotham, sous les ordres du commissaire Loeb. Très vite, il réalise que la corruption règne autour de lui. Et très vite, il est considéré comme l'homme à abattre par ses supérieurs et ses collègues. Barbara, sa femme, est enceinte.

Bientôt, un rapport de police fait état d'un chauve-souris géante qui s'attaque aux criminels.

"HE'S OUT TO CLEAN A CITY THAT LIKES BEING DIRTY.
HE CAN'T DO IT ALONE."

Dans les rues de Gotham City, ceux qui font régner la terreur doivent désormais faire face à une horreur plus grande encore : une créature de la nuit s'attaque à eux et met leurs activités en péril. Une créature que rien ne semble arrêter. Une créature qui n'épargne personne : les petites frappes, les gros bonnets, les flics pourris et les politiciens véreux. Un homme chauve-souris. Gotham est devenu le territoire de Batman. Et toutes les polices de Gotham sont à ses trousses. Il devient l'ennemi public n°1 des forces de l'ordre...et de la pègre. Et à Gotham, il est parfois impossible de faire la différence entre les uns et les autres.

Récit d'un étonnante sobriété d'un auteur connu pour ses excès, Batman Year One met magistralement en scène les destins croisés de deux hommes unis par leur combat et opposés par leurs méthodes. Courant sur 11 mois, avec des ellipses de plusieurs semaines, l'histoire confère à Batman et à Gordon une épaisseur qu'on ne leur connaissait pas avant.

La naissance de Batman n'est que la révélation de la véritable personnalité de Bruce Wayne. Car celui-ci est mort la même nuit où ses parents ont été assassinés. L'interprétation qu'il livre est, en réalité, celle du milliardaire oisif. C'est là son masque. Batman est son vrai visage.

Quant à James Gordon, les auteurs nous livrent le plus beau portrait que l'on ait fait du personnage à ce jour, un homme en proie au doute et à l'erreur, intègre et faillible. À tel point que l'on en vient à se demander si il ne s'agit pas là du personnage principal de l'histoire.

Quant au travail de David Mazzucchelli et Richmond Lewis, il est d'une exceptionnelle beauté, soulignant parfaitement les subtilités du récit. Le travail de la coloriste est particulièrement à souligner. Pour la version comics, elle n'avait qu'une palette de soixante couleurs à sa disposition (c'était il y a 20 ans, le papier du format était, à l'époque, du papier journal), qu'elle a su, selon Mazzucchelli lui-même, brillamment utiliser. Pour la réédition en recueil, elle a refait entièrement les couleurs à la main, sur film.


C'est dans une magnifique édition anniversaire que vous aurez le plaisir le plaisir de découvrir Batman Year One si vous n'avez jamais lu le meilleur comic-book de l'univers connu et inconnu. Je vous envierais presque si la relecture de ce chef-d'oeuvre ne m'apportait pas, à chaque fois, autant de plaisir.

A Man Without Hope Is A Man Without Fear.


Karen Page, ex-secrétaire du cabinet d'avocats Nelson & Murdock et ancienne petite amie de Matt Murdock, a quitté la vie new yorkaise pour tenter une carrière d'actrice à Hollywood. Mais le rêve est devenu un cauchemar et Karen développe une addiction à l'héroïne et tourne dans des films pornographiques. Au Mexique, elle "vend" l'identité secrète de Daredevil pour une dose d'héroïne. L'information remonte jusqu'au Kingpin qui, en six mois de temps, fait un enfer de la vie de Matt Murdock. Accusé, sur le témoignage du lieutenant de police Nicholas Manolis, de corruption et de parjure, sous le coup d'un contrôle fiscal, Matt évite la prison lors de son procès mais est rayé du barreau. Lorsqu'une bombe fait exploser sa demeure, il comprend que c'est son ennemi juré qui tire les ficelles depuis le début.

Matt Murdock s'enfonce alors dans les ténébres.



Publié en 1986, Daredevil #227 marque le retour fracassant de Frank Miller sur le titre qui l'a rendu célébre et sur lequel il fit ses premières armes de scénariste. Illustré par le grand artiste David Mazzucchelli, cette série, publiée en recueil sous le titre "Born Again", est déclinée sur sept chapitres (Apocalypse, Purgatory, Pariah, Born Again, Saved, God & Country et Armageddon) et nous narre la descente aux enfers d'un homme dont la vie, jusqu'à présent, avait toutes les apparences d'une réussite émérite. Enfant ayant grandi à Hell's Kitchen, un quartier dur de New-York, aveuglé à la suite d'un accident, Matt se hisse, malgré ses handicaps, sur l'échelle sociale et devient un avocat de renom. Il est également Daredevil, l'homme sans peur, l'ennemi juré du Kingpin.


Car Matt Murdock est un héros. C'est en évitant à un aveugle de se faire écraser par un camion qu'il est, enfant, touché par un produit radio actif qui le plonge dans la cécité. Ses autres sens s'en trouve sur-développés. Il se retrouve également affublé d'un sens radar.



Parce que son père a refusé de se coucher au cours d'un combat de boxe truqué, il est assassiné par la mafia. Matt revêt pour la première le costume de Daredevil et venge son père. Désormais, sa vie est tracée. Il est avocat le jour et justicier masqué la nuit, combattant le crime sur tous les fronts.


Lors de son premier run sur la série, Miller a la très bonne idée de l'opposer au Kingpin, faisant des deux hommes des ennemis jurés, les deux revers d'une même pièce, l'intégrité s'opposant à la corruption.


Dans le New York des années 80, grangréné par le crime et la violence, la corruption du Kingpin s'étend du monde des affaires jusqu'aux arcanes de la politique, recouvrant les rues de sang. Ce run initial contribua grandement à redefinir le personnage et le genre dans son ensemble. On est à l'époque de la deuxième révolution du comic-book, après celle initiée par Lee, Kirby et Ditko en 1961.

Miller quitte le titre au numéro 191, en 1983. Il y revient en 1985, pour le numéro 219, "Badlands", avec Big John Buscema.

En 1986, il co-écrit le numéro 226 avec Dennis O' Neil et nous livre à la suite un run fabuleux qui coure du 227 au 233 : Born Again, la plus dure, la plus sombre, la plus violente confrontation opposant Daredevil au Kingpin. L'oeuvre est imprégnée des thèmes de prédilections de l'auteur : la corruption, l'intégrité d'un homme face à cette corruption, la politique, les médias, la religion...

Mais c'est également une histoire d'amour, qui, comme le personnage principal, renait.

"She never told them about the senses. And she never told them...about the man".

Vous y découvrirez Maggie et Nuke, vous retrouverez Urich, Foogy et Glori, vous y croiserez les Vengeurs dans un Hell's Kitchen à feu et à sang. Vous suivrez la descente aux enfers de Matt Murdock et sa résurrection.

Marvel vient de rééditer le recueil en hardcover et tu peux, si tu ne l'as jamais lu, venir me l'acheter pour 29€. Pas pour me rendre riche (j'y ai renoncé) mais pour lire une putain de bonne histoire. Crois moi.

En 1987, Miller et Mazzucchelli, assistés de Richmond Lewis pour les couleurs, accouchent, pour DC Comics, du meilleur comics de l'univers (pas la peine de commenter, c'est pas discutable, merci) : Batman #404-407 alias Batman Year One et qui fait le récit des 11 premiers mois d'activité du Dark Knight.

Mais ceci est une autre histoire.

13 février 2009

ECOUTEZ D'OU MA PEINE VIENT


Salut les gens.

Philippe me dit souvent, "t'es vraiment pas deux point zéro comme mec, on a un blog il faut poster dessus les gens ils aiment bien et puis sinon ça sert à quoi qu'on ait un blog." Philippe se plaint beaucoup, mais il a raison.

Et là, j'ai un truc à dire, alors je blogue !

C'est vrai que je ne suit pas les actualités de manière très assidue, mais il me semble tout de même que le décès de Lux Interior est passé relativement inaperçu.
Or, dans un monde meilleur, toute la presse, quelqu'en soit le média, aurait dû tout arrêter pour rendre hommage à Lux Interior.


En 1972, sur la route de Sacramento, le ténébreux Lux Interior a pris en stop la sulfureuse Poison Ivy Rorschach. Peu après, ils fondent les Cramps. Savant mélange de "rockabilly" vintage et de trash culture de bon goût, les Cramps sont la quintessence du rock'n'roll, de ce que l'Amérique a sut donner de meilleur.
Aujourd'hui, Lux Interior est mort, et même si vous n'étiez pas au courant de son existence, il va vous manquer.

Il n'est pas trop tard pour découvrir les Cramps. Commencez par "...Off the Bone" ou le live "RockinNReelinInAucklandNewZealandXXX".
Ne me remerciez pas, remerciez Lux Interior et sa femme, qui ont sut faire de la décadence
un art de vivre.

Ph


12 février 2009

Les retours de la Véhéf (un roman-photo) !!!

Hell-O Mesdemoiselles, Mesdames & Messieurs.

Nous souhaitons avant tout remercier nos sympathiques fournisseurs de Véhéf, à savoir Makassar, pour leur précieux concours lors de la dédicace. Ils nous ont bien dépannés, un grand merci à eux.

Mais chaque médaille à son revers...



...et voilà Philoü qui découvre les cartons de retours. Et il est remonté Philoü !!! D'abord, il ne nous félicite pas, les ventes doivent être minables vu les quantités retournées.

-- Qu'est-ce que vous avez branlé ? nous demande-t-il, courroucé.

-- Comptez pas sur moi pour me coltiner le sale boulot, poursuit-il sur le même ton. Allez hop, au turbin, les mauvais.





-- Le camion, c'est par là. Et range ça bien !!! Mais faut tout faire, ici !!! Et trainez pas, vous avez de la Véhéf à annoncer. Et à vendre aussi, hein...parce que va falloir payer les factures, les losers.

Et il a bien raison Philoü. Voici donc non pas une mais DEUX semaines de nouveautés véhéf présentées dans cette annonce :












Voilà, y en a pour tous les gouts et pour toutes les bourses, en couvertures variantes et régulières. S'il vous plait, venez vite les acheter parce que si on peut pas payer les factures, Philoü risque de s'énerver. Et ça, ça fait flipper, croyez-nous.

Nous espérons (vraiment, comprenez-nous) vous voir très bientôt.

Philippe & Philippe...au secooooooooooooooooooooooooooooooours !!!


10 février 2009

La Niouzeletter des grands événements !!!

Hell-O Ladies & Gentlemen,

C'est Philippe, de Philippe & Philippe, qui contrôle en solo cette niouzeletter. Mais plus pour très longtemps car Philippe, l'autre, est revenu de la NYC Con (et c'est la le premier grand événement qui donne tout son sens au titre), où il n'avait qu'à tendre le bras pour toucher, oui, mesdames et messieurs, TOUCHER Joss Whedon et sera là pour vous accueillir (et comment !) toute la journée.

Le deuxième grand événement a cours aujourd'hui même, à l'heure où j'écris ces lignes (soit la veille de l'accueil que vous reserve Jet Lag Philippe, votre nouveau héros). Aujourd'hui donc, c'est l'anniversaire de quelqu'un qui est cher au coeur d'Arkham (bon, pour être honnête, on aime surtout son pognon). J'ai nommé la vedette, le caïd, le gros bonnet, le boss, le roudoudou d'Arkham, le seul et unique...

...DANINO !!!

Danino a eu (censuré) ans aujourd'hui ! Alors n'hésitez, sur son myspace, sur son facebook ou, tout simplement, sur le blog d'Arkham, à lui souhaiter un bon, un joyeux anniversaire ! Il ne vous le montrera pas mais croyez-nous, il en sera ému.

Daniel, on t'AIMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEUH...

Mais !!! Un malheur n'arrive jamais seul, aujourd'hui, en cette veille de newz, c'est également l'anniversaire de Jocelyn et nous lui souhaitons tous un joyeux anniversaire !!! Vous pouvez aussi le lui souhaiter sur le blog d'Arkham.

Bon, c'est pas l'tout, mais j'ai des comics à fourguer. Et je vous rappelle que c'est Philippe qui vous parle, alors ne vous attendez pas à trouver des trucs en noir et blanc qui faut un fort niveau d'études et deux aspirines pour digérer. Non mais !

Tu nous a embétés parce qu'on t'a loupé quelques numéros de Batman RIP ? Ben voilà, tu peux désormais t'offrir l'intégrale en hardcover pour compléter. Et crois-moi, une intégrale, ça compléte grave ! Nous embéte plus, maintenant.


Si tu connais la première version de ce titre, c'est que tu n'as pas su t'arréter de lire des comics dans les années 90 et ici, tu seras toujours respécté pour ça. Si tu ne sais pas de quoi je parle, tu lis peut-être des trucs en noir et blanc comme ceux évoqués plus haut. Ou alors t'es jeune et tu seras toujours méprisé pour ça ici. Rebels #1, avec Brainac 2 et des bonshommes du 31 siècle, par Tim Bédard et Andy Clarke, chez DC.



Tu nous embétes parce que t'as pas eu le Thor #600 ? C'est normal, y sort aujourd'hui. Nous embéte plus maintenant. Sous cette couverture signée Olivier Coipel (il signe un partie du comics, également), qui n'est JAMAIS venu en scéance de dédicace à Arkham, tu trouveras des beaux dessins de...
...David Aja !!! qui, pour l'occas', s'octroie les services de Stan "The Man" Lee. Ou c'est l'inverse...sais plus, moi !


Mais sans conteste, la nouveauté de la semaine qui remporte les suffrages, la voici :

Nan, j'déconne !

Tiens voilà Philippe.

-- C'est ça qu't'appelles une sélection de la semaine ? Il était temps que j'revienne prendre les choses en mains, moi !!!

Mais comment fait-il ?

Philippe, le solo comics !